« La « Françafrique, Naissance, usages et réceptions d’un mythe », soutenance de thèse par Kevin Alleno

Soutenance de thèse par Kevin Alleno
soutenance de thèse

Lieu : Faculté de droit et de science politique, 9 rue Jean Macé, Rennes

Heure : 14 heures

 

Rapporteurs avant soutenance :

Frédéric RAMEL, Professeur, IEP Paris
Daniel BOURMAUD, Professeur, Université de Bordeaux

Composition du Jury :

Frédéric LAMBERT,  Professeur, Université de Rennes 1
Sabine JANSEN, Professeur, CNAM
Frédéric RAMEL, Professeur, IEP de Paris
Daniel BOURMAUD, Professeur, Université de Bordeaux
Dir. de thèse : Bernard BRUNETEAU, Professeur, Université de Rennes 1

Résumé

Cette thèse d’histoire sociale des idées politiques analyse la naissance, les usages et les réceptions du concept de « Françafrique ». Forgé par l’ancien président de l’association Survie, François-Xavier Verschave, qui reprenait une formule de F.Houphouët-Boigny, il constitue un instrument puissant du soft power de cette association. Ce concept s’est largement diffusé au sein de la société au point de constituer une grille de lecture des relations franco-africaines pour les médias et de se diffuser largement au sein de la culture populaire.
Avec ce succès, on peut même parler de mythe au sens où ce concept apparaît au moment même où émergent de profondes mutations dans les relations franco-africaines. Si bien  qu’il existe bien un décalage entre la représentation véhiculée par le concept de « Françafrique » et la réalité de la politique africaine de la France aujourd’hui.
Sans que cela ne signifie que ces rapports soient guéris totalement des maux dénoncés par les militants associatifs, journalistes et politiques qui mobilisent ce concept.
Cette thèse étudie ainsi dans un premier temps les matériaux historiques à partir desquels a été bâti le concept de « Françafrique » qui reformule, en fait, l’imaginaire colonial. Il s’agit ensuite d’analyser comment le concept de « Françafrique » s’est diffusé au sein du débat public français et est devenu un mythe. Et enfin, dans la dernière partie, nous étudions les conséquences de ce mythe sur la politique africaine de la France. Nous analysons comment le concept de « Françafrique », qui constitue un stigmate fort, a modifié un pan de la politique étrangère de la France.