Mutations de l'Etat et théories de la démocratie

L’axe Mutations de l’État et théories de la démocratie privilégie une approche transdisciplinaire et est un lieu d’échanges entre juristes, politistes, historiens et philosophes.

Assemblée
  1. Présentation de l'axe Mutations de l'Etat et théories de la démocratie
  2. La dimension politique du droit constitutionnel ; les modalités d’énonciation et de formation de la volonté générale
  3. Les « religions séculières »
  4. Actes des journées d’études organisées par l’axe

Présentation de l'axe Mutations de l'Etat et théories de la démocratie

La création de l’axe « Mutations de l’État et théories de la démocratie » procède de la fusion, en 2011, du Laboratoire d’Etude du Droit Public (LEDP) avec le Centre d’Etudes et de Recherche autour de la Démocratie (CERAD). Les membres du CERAD ont prioritairement rejoint ce nouvel axe de l’Institut qui donne à voir les étroites affinités qui peuvent exister entre le droit politique, les sciences politiques et l’histoire des idées.
Deux thématiques principales sont privilégiées au sein de cet axe.

La dimension politique du droit constitutionnel ; les modalités d’énonciation et de formation de la volonté générale

Se proposant de fédérer et de faire dialoguer les travaux menés par des publicistes, des politistes et des théoriciens de l’État, l’axe de recherche « Mutations de l’État et théories de la démocratie » souhaite interroger les fondements classiques et les inflexions historiques de nos actuelles démocraties représentatives. Au soutien de cette ambition, cette première thématique témoigne de la volonté d’appréhender le droit constitutionnel comme une discipline profondément enracinée dans la philosophie, l'histoire et le droit comparé. Se trouvent ainsi interrogés les savoirs, les pratiques et les représentations surplombant les formes constitutionnelles.

Cette première thématique permet, d’une part, de mettre en évidence les actuelles inflexions du constitutionnalisme démocratique. A cet égard, l’étude des modalités d’énonciation de la volonté générale est de nature à rencontrer l’intérêt de tous ceux qui souhaitent soumettre à l’épreuve du débat la traditionnelle fiction démocratique qui est celle d’une assimilation de la majorité (entendue comme principe de décision) à l’unanimité (entendue comme principe de justification). D’autre part, elle témoigne du fait que les juristes ne peuvent, pour saisir toute la réalité des formes gouvernementales et des phénomènes constitutionnels, faire l’économie de l’examen des objets politiques (par exemple, la séparation réelle des pouvoirs procède d’une combinaison entre le système des partis politiques et le cadre constitutionnel).

      Les « religions séculières »

      Les travaux de l’axe « Mutations de l’Etat et théories de la démocratie » sont également consacrés aux reformulations contemporaines du théologico-politique. En contrepoint des théories concluant hâtivement au « désenchantement du monde », il s’agit d’évaluer les modalités d’une certaine forme de « ré-enchantement» dans les démocraties libérales.

      La modernité ne se limite pas à la dissociation et à la désincorporation de nature culturelle, juridique ou politique, d’avec la religion, elle enclenche également un mouvement de recomposition du phénomène religieux dans ses rapports au politique. Cette entrée dans une ère de « post-sécularisation » invite à en saisir les formes et les enjeux, en particulier leurs incidences sur l’institutionnalisation des différents types de régulation des croyances ou leur inscription dans l’ordre juridique.

      Dans cette perspective, plusieurs objets sont abordés : les religions civiles, la résurgence des intégrismes et des phénomènes sectaires ainsi que l’affirmation des identités religieuses dans une optique communautariste.

      Actes des journées d’études organisées par l’axe

       

      La volonté générale, sous la direction de Jacky Hummel
      • Les conflits constitutionnels. Le droit constitutionnel à l’épreuve de l’histoire et du politique, Rennes, Presses Universitaires de Rennes (collection L’univers des normes), 2010.
      • A qui appartient la volonté générale ? Jus Politicum. Revue de droit politique, volume VI, La volonté générale, Paris, Dalloz, 2014.
      • Le totalitarisme. Un concept et ses usages, sous la direction de J. Baudouin et B. Bruneteau, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2014.
      • Les résistances intellectuelles à l’ « Europe », organisée sous la direction des Professeurs J. Baudouin et B. Bruneteau.
      • Les partis politiques et l'ordre constitutionnel. Histoire(s) et théorie(s) comparées, Paris, Mare & Martin, 2018.